{"id":40395,"date":"2025-11-13T00:41:04","date_gmt":"2025-11-13T00:41:04","guid":{"rendered":"https:\/\/carsp.ca\/?p=40395"},"modified":"2025-11-27T19:58:38","modified_gmt":"2025-11-27T19:58:38","slug":"alcohol-other-drug-use-including-cannabis-and-speeding","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/news\/carsp-news\/alcohol-other-drug-use-including-cannabis-and-speeding\/","title":{"rendered":"Alcool, consommation d\u2019autres drogues, y compris le cannabis, et exc\u00e8s de vitesse"},"content":{"rendered":"<span style=\"font-weight: 400;\">Evelyn Vingilis, Ph.\u00a0D.<\/span><\/p>\n<p><b>Biographie<\/b><\/p>\n<p>Dr Vingilis est professeure \u00e9m\u00e9rite et professeure auxiliaire de recherche au D\u00e9partement de m\u00e9decine familiale de la Schulich School of Medicine and Dentistry de l\u2019Universit\u00e9 Western Ontario, \u00e0 London, en Ontario, au Canada. Elle a auparavant dirig\u00e9 le Programme de recherche sur l\u2019alcool au volant et le Programme sur les facteurs de risque \u00e0 la Fondation de recherche sur la toxicomanie. Ses deux principaux programmes de recherche portent sur les blessures, leur pr\u00e9vention et leur contr\u00f4le, ainsi que sur la sant\u00e9 mentale et la consommation de substances, avec un int\u00e9r\u00eat particulier pour les jeunes \u00e0 risque. Elle poss\u00e8de une expertise m\u00e9thodologique en \u00e9valuation de programmes et de politiques, ainsi qu\u2019en \u00e9laboration de questionnaires et en conception de sondages.<\/p>\n<p>En 2010, elle a re\u00e7u le prix Widmark, \u00ab la plus haute distinction d\u00e9cern\u00e9e par l\u2019International Council on Alcohol, Drugs and Traffic Safety (ICADTS) \u00e0 des personnes ayant apport\u00e9 des contributions exceptionnelles, soutenues et m\u00e9ritoires \u00bb. En 2018, elle a re\u00e7u le prix pour l\u2019ensemble de ses r\u00e9alisations de l\u2019Association canadienne des professionnels de la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re.<\/p>\n<p><b>R\u00e9sum\u00e9<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Au Canada, la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et d\u2019autres drogues et les exc\u00e8s de vitesse sont deux des principaux facteurs contribuant aux d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux v\u00e9hicules automobiles. Pourtant, on en sait peu sur les effets combin\u00e9s de la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et d\u2019autres drogues, et des exc\u00e8s de vitesse. L\u2019article suivant pr\u00e9sente ce que nous savons sur la conduite avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool, d\u2019autres drogues, y compris le cannabis, ou les exc\u00e8s de vitesse en ce qui concerne\u00a0: 1)\u00a0les victimes de collisions; 2)\u00a0les enqu\u00eates routi\u00e8res et autres; 3)\u00a0les effets dans les \u00e9tudes sur simulateur; 4)\u00a0les recherches extr\u00eamement limit\u00e9es dont on dispose sur l\u2019association entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Pr\u00e9valence canadienne des victimes de collisions li\u00e9es \u00e0 l\u2019alcool et \u00e0 d\u2019autres drogues<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Selon un rapport de\u00a02023 de la Fondation de recherche sur les blessures de la route (FRBR), le pourcentage de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 l\u2019alcool au Canada en\u00a02020 \u00e9tait de 29,0\u00a0% comparativement \u00e0 30,0\u00a0% en 2000, tandis que le pourcentage de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s \u00e0 la drogue en\u00a02020 \u00e9tait de 37,1\u00a0% comparativement \u00e0 10,7\u00a0% en 2000 (Brown et coll., 2023). Les \u00ab\u00a0drogues\u00a0\u00bb, comme d\u00e9finies par la FRBR, comprenaient le cannabis, les drogues illicites, les m\u00e9dicaments sur ordonnance et les m\u00e9dicaments en vente libre, et se fondaient sur les donn\u00e9es toxicologiques du coroner ou du m\u00e9decin l\u00e9giste, les donn\u00e9es sur les collisions signal\u00e9es par la police et les renseignements narratifs du coroner ou du m\u00e9decin l\u00e9giste (Brown et coll., 2023). Chez les conducteurs bless\u00e9s mortellement, le pourcentage de ceux qui ont obtenu un r\u00e9sultat positif au cannabis en\u00a02020 \u00e9tait de 30,1\u00a0%, ce qui fait du cannabis la drogue la plus couramment trouv\u00e9e, \u00e0 l\u2019exclusion de l\u2019alcool (Brown et coll., 2023).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Beirness et coll. (2021) ont examin\u00e9 la pr\u00e9valence de l\u2019alcool, du cannabis et d\u2019autres drogues au moyen de tests toxicologiques chez 921\u00a0conducteurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans des accidents de la route en Ontario entre janvier\u00a02016 et d\u00e9cembre\u00a02018. Cet \u00e9chantillon repr\u00e9sentait 86,7\u00a0% de tous les conducteurs d\u00e9c\u00e9d\u00e9s dans des collisions au cours de cette p\u00e9riode en Ontario. Sur cet \u00e9chantillon, 26,1\u00a0% ont fourni un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool et 27,3\u00a0% ont fourni un r\u00e9sultat positif au cannabis, tandis que 53,7\u00a0% ont fourni un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool ou \u00e0 d\u2019autres drogues (y compris le cannabis), ou \u00e0 une combinaison des deux. Le Rapport annuel sur la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re en Ontario (RASRO) de 2021 indique que cette ann\u00e9e-l\u00e0, 17\u00a0% de tous les d\u00e9c\u00e8s en Ontario avaient \u00e9t\u00e9 class\u00e9s dans la cat\u00e9gorie de la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et 15\u00a0% dans la cat\u00e9gorie de la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par la drogue.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les r\u00e9sultats sont similaires pour les conducteurs non mortellement bless\u00e9s. Historiquement, parmi les drogues autres que l\u2019alcool, le cannabis a \u00e9t\u00e9 la drogue la plus fr\u00e9quemment trouv\u00e9e chez les conducteurs non mortellement bless\u00e9s qui se pr\u00e9sentent aux services des urgences. D\u00e8s les ann\u00e9es\u00a01980, Vingilis et son \u00e9quipe de recherche ont men\u00e9 la premi\u00e8re \u00e9tude prospective sur la pr\u00e9valence de l\u2019alcool et d\u2019autres drogues chez les conducteurs bless\u00e9s admis cons\u00e9cutivement dans un centre r\u00e9gional de traumatologie de l\u2019Ontario. Ils ont constat\u00e9 que de l\u2019alcool avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9 chez 18,0\u00a0% des conducteurs bless\u00e9s, tandis que du cannabis avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9 chez 13,9\u00a0% des conducteurs bless\u00e9s (Stoduto et coll., 1993).De plus, 16,5\u00a0% des conducteurs bless\u00e9s avaient fourni un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool en combinaison avec une ou plusieurs autres drogues, y compris du cannabis, des drogues illicites, des m\u00e9dicaments sur ordonnance ou des m\u00e9dicaments en vente libre.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Des \u00e9tudes canadiennes ult\u00e9rieures ont donn\u00e9 des r\u00e9sultats semblables. Par exemple, Brubacher et coll. (2016) ont trouv\u00e9 de l\u2019alcool chez 17,8\u00a0% des conducteurs non mortellement bless\u00e9s qui se sont pr\u00e9sent\u00e9s aux services des urgences de 7\u00a0centres de traumatologie participants de la Colombie-Britannique, les m\u00e9tabolites du cannabis \u00e9tant la deuxi\u00e8me drogue r\u00e9cr\u00e9ative la plus courante (12,6\u00a0%). Les chercheurs ont d\u00e9tect\u00e9 du \u0394-9-t\u00e9trahydrocannabinol (\u0394-9-THC), la substance psychoactive du cannabis, chez 7,3\u00a0% des conducteurs. Une \u00e9tude r\u00e9cente sur la consommation de cannabis et d\u2019alcool a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e aupr\u00e8s de conducteurs et de passagers non mortellement bless\u00e9s se pr\u00e9sentant au service des urgences d\u2019un h\u00f4pital participant en Colombie-Britannique ou en Ontario entre ao\u00fbt\u00a02020 et mars\u00a02024; de l\u2019alcool a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9 chez 14,2\u00a0% des conducteurs, du THC a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cel\u00e9 dans une proportion de 12,4\u00a0%, et 3,2\u00a0% des conducteurs ont fourni un r\u00e9sultat positif \u00e0 la fois pour l\u2019alcool et le cannabis (Pei et coll., 2025).\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Pr\u00e9valence canadienne des victimes de collisions li\u00e9es aux exc\u00e8s de vitesse<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le pourcentage de d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux exc\u00e8s de vitesse au Canada \u00e9tait de 30,3\u00a0% en\u00a02020, contre 22,3\u00a0% en 2000 (Brown et coll., 2023). Le Rapport annuel sur la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re en Ontario (RASRO) de 2021 indique que 23\u00a0% de tous les d\u00e9c\u00e8s survenus en Ontario cette ann\u00e9e-l\u00e0 \u00e9taient li\u00e9s aux exc\u00e8s de vitesse. Pourtant, ces pourcentages de victimes de la conduite avec facult\u00e9s affaiblies ou d\u2019exc\u00e8s de vitesse ne s\u2019excluent pas mutuellement, ce qui signifie que certains cas impliquent une combinaison quelconque d\u2019alcool, d\u2019autres drogues, notamment le cannabis, et d\u2019exc\u00e8s de vitesse.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Malheureusement, bien qu\u2019au Canada, la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse soient des facteurs de risque majeurs de collisions impliquant des v\u00e9hicules automobiles, la grande majorit\u00e9 des recherches et des bases de donn\u00e9es examinant ces comportements de conduite \u00e0 risque les ont consign\u00e9s et d\u00e9clar\u00e9s individuellement, et non en relation les uns avec les autres (Johnson, 2025). L\u2019alcool, les autres drogues (comme le cannabis) et les exc\u00e8s de vitesse ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme des causes distinctes de collisions de v\u00e9hicules automobiles (Johnson, 2025). De plus, on suppose que les collisions sont caus\u00e9es par des facteurs diff\u00e9rents, bien que les conducteurs ayant les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou d\u2019autres drogues et ceux qui commettent de grands exc\u00e8s de vitesse partagent des caract\u00e9ristiques semblables, comme le fait d\u2019\u00eatre plus jeunes, de sexe masculin et de ne pas porter la ceinture de s\u00e9curit\u00e9 (Johnson, 2025). De plus, les bases de donn\u00e9es sur les d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux v\u00e9hicules automobiles montrent que, par exemple, les conducteurs mortellement bless\u00e9s dont l\u2019alcool\u00e9mie \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9e conduisaient plus vite que les conducteurs sobres et que les conducteurs mortellement bless\u00e9s qui faisaient de l\u2019exc\u00e8s de vitesse \u00e9taient plus susceptibles d\u2019avoir une alcool\u00e9mie sup\u00e9rieure \u00e0 0,08\u00a0g\/dl que les conducteurs qui ne faisaient pas d\u2019exc\u00e8s de vitesse dans les collisions mortelles (Johnson, 2025). Cependant, les associations entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies, les exc\u00e8s de vitesse et l\u2019augmentation du risque de collision pourraient \u00eatre fauss\u00e9es par d\u2019autres facteurs, tels que la propension \u00e0 la prise de risques (p.\u00a0ex. Bergeron et Paquette, 2014). Malheureusement, cette raret\u00e9 de la recherche sur la relation entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse limite la compr\u00e9hension des interactions et de leurs complexit\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p><b>Enqu\u00eates canadiennes sur la pr\u00e9valence de la consommation d\u2019alcool et d\u2019autres drogues au volant<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Des enqu\u00eates men\u00e9es au Canada ont port\u00e9 sur la pr\u00e9valence de la consommation d\u2019alcool, de cannabis et d\u2019autres drogues au volant. Par exemple, des enqu\u00eates routi\u00e8res ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es dans cinq r\u00e9gions du Canada (Colombie-Britannique, Manitoba, Ontario, Yukon et Territoires du Nord-Ouest) aupr\u00e8s de conducteurs s\u00e9lectionn\u00e9s au hasard dans la circulation \u00e0 des endroits pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9s du mercredi au samedi soir entre 21\u00a0h et 3\u00a0h, avant la l\u00e9galisation du cannabis (Conseil canadien des administrateurs en transport motoris\u00e9, 2019). Parmi les conducteurs interrog\u00e9s, 4,4\u00a0% ont obtenu un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool et 0,7\u00a0% avaient une alcool\u00e9mie sup\u00e9rieure \u00e0 80\u00a0mg\/dl; 10,2\u00a0% ont fourni un r\u00e9sultat positif aux drogues et 7,6\u00a0% ont fourni un r\u00e9sultat positif au cannabis. Au total, 12,9\u00a0% des conducteurs ont obtenu un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool ou aux drogues, ou \u00e0 une combinaison des deux. Ainsi, moins de 15\u00a0% des conducteurs de l\u2019\u00e9chantillon ont obtenu un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool, aux drogues ou aux deux. Ces r\u00e9sultats indiquent une surrepr\u00e9sentation des conducteurs consommant de l\u2019alcool et des drogues parmi les victimes de collisions impliquant des v\u00e9hicules automobiles.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Enqu\u00eates canadiennes sur la pr\u00e9valence des exc\u00e8s de vitesse<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Contrairement \u00e0 la conduite avec facult\u00e9s affaiblies, les exc\u00e8s de vitesse sont une activit\u00e9 de conduite courante au Canada.\u00a0 Une enqu\u00eate de Transports Canada men\u00e9e par Ekos Research Associates (2007) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 58\u00a0% des conducteurs interrog\u00e9s avaient d\u00e9clar\u00e9 faire fr\u00e9quemment des exc\u00e8s de vitesse sur les autoroutes, tandis que 39\u00a0% avaient d\u00e9clar\u00e9 faire fr\u00e9quemment des exc\u00e8s de vitesse sur les routes de campagne et les autoroutes \u00e0 deux voies;13\u00a0% avaient d\u00e9clar\u00e9 faire fr\u00e9quemment des exc\u00e8s de vitesse dans les zones r\u00e9sidentielles. Une enqu\u00eate men\u00e9e en Ontario aupr\u00e8s de 1\u00a0595\u00a0conducteurs pendant la pand\u00e9mie de COVID-19 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 65,2\u00a0% des r\u00e9pondants avaient d\u00e9clar\u00e9 faire des exc\u00e8s de vitesse, et que 7,2\u00a0% avaient d\u00e9clar\u00e9 faire des exc\u00e8s de vitesse un peu ou beaucoup plus souvent depuis le d\u00e9but de la pand\u00e9mie (Vingilis et coll., 2024). Un r\u00e9cent sondage men\u00e9 du 13 au 21\u00a0septembre\u00a02024 par l\u2019Association canadienne des automobilistes (CAA) aupr\u00e8s de 2\u00a0880\u00a0Canadiens a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que pr\u00e8s de 70\u00a0% d\u2019entre eux avaient d\u00e9clar\u00e9 avoir fait des exc\u00e8s de vitesse dans des zones r\u00e9sidentielles au moins une fois au cours de la derni\u00e8re ann\u00e9e, qu\u2019environ 50\u00a0% avaient d\u00e9clar\u00e9 faire r\u00e9guli\u00e8rement des exc\u00e8s de vitesse sur les autoroutes, et qu\u2019environ 20\u00a0% avaient d\u00e9clar\u00e9 conduire r\u00e9guli\u00e8rement \u00ab\u00a0bien au-dessus de la limite de vitesse\u00a0\u00bb (CAA, 2024). Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que la majorit\u00e9 des Canadiens commettent des exc\u00e8s de vitesse. Ainsi, bien que les personnes qui font des exc\u00e8s de vitesse aient un risque plus \u00e9lev\u00e9 d\u2019\u00eatre impliqu\u00e9es dans une collision (p.\u00a0ex., Vingilis et coll., 2024), les conducteurs qui font des exc\u00e8s de vitesse, en tant que groupe, ne sont peut-\u00eatre pas surrepr\u00e9sent\u00e9s parmi les conducteurs impliqu\u00e9s dans des collisions mortelles impliquant des v\u00e9hicules automobiles.<\/span><\/p>\n<p><b>Effets de l\u2019alcool et du cannabis sur les exc\u00e8s de vitesse<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Quelques \u00e9tudes ont examin\u00e9 les effets de l\u2019alcool et du cannabis sur les exc\u00e8s de vitesse. Par exemple, certaines \u00e9tudes sur simulateur examinant les effets de diff\u00e9rentes alcool\u00e9mies sur les performances de conduite, y compris les exc\u00e8s de vitesse, ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que les conducteurs ayant une alcool\u00e9mie plus \u00e9lev\u00e9e conduisaient \u00e0 des vitesses plus \u00e9lev\u00e9es que les conducteurs sobres (p.\u00a0ex., Yadev et Valega, 2020). Cependant, d\u2019autres \u00e9tudes sur simulateur sugg\u00e8rent une relation plus complexe entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et les exc\u00e8s de vitesse, avec des facteurs, tels que la fatigue, qui affectent les r\u00e9sultats (Christoforou et coll., 2012). Des r\u00e9sultats nuanc\u00e9s ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 obtenus en ce qui concerne la consommation de cannabis et les exc\u00e8s de vitesse. Par exemple, Dahlgren et coll. (2020), dans une \u00e9tude sur simulateur de conduite, ont examin\u00e9 l\u2019effet de la consommation de cannabis sur les performances de conduite, y compris les exc\u00e8s de vitesse, chez de grands consommateurs de cannabis \u00e0 des fins r\u00e9cr\u00e9atives, non intoxiqu\u00e9s, et chez des sujets t\u00e9moins en bonne sant\u00e9 n\u2019ayant jamais consomm\u00e9 de cannabis. Les r\u00e9sultats ont indiqu\u00e9 que la consommation chronique de cannabis \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 une d\u00e9gradation des performances de conduite, comme une augmentation des exc\u00e8s de vitesse, ind\u00e9pendamment d\u2019une intoxication aigu\u00eb. Lorsque les consommateurs pr\u00e9coces de cannabis ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s aux consommateurs tardifs, une alt\u00e9ration a \u00e9t\u00e9 principalement observ\u00e9e dans le groupe des consommateurs pr\u00e9coces. Cependant, apr\u00e8s contr\u00f4le de l\u2019impulsivit\u00e9 autod\u00e9clar\u00e9e, la plupart des diff\u00e9rences consid\u00e9rables entre les groupes n\u2019\u00e9taient plus consid\u00e9rables, ce qui sugg\u00e8re que l\u2019impulsivit\u00e9 accrue chez les consommateurs de cannabis explique les diff\u00e9rences de performance observ\u00e9es sur le simulateur de conduite. Ainsi, des relations sont fr\u00e9quemment observ\u00e9es entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou le cannabis et les exc\u00e8s de vitesse, bien que d\u2019autres facteurs puissent en fausser les effets.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><b>Alcool, cannabis, autres drogues et exc\u00e8s de vitesse chez les victimes de la route<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Tr\u00e8s peu d\u2019\u00e9tudes ont examin\u00e9 les collisions qui \u00e9taient li\u00e9es \u00e0 l\u2019alcool ou aux drogues, ainsi qu\u2019aux exc\u00e8s de vitesse. Une \u00e9tude norv\u00e9gienne a examin\u00e9 les donn\u00e9es sur les collisions mortelles d\u2019un \u00e9chantillon de conducteurs analys\u00e9s pour la pr\u00e9sence d\u2019alcool et de drogues psychoactives l\u00e9gales et ill\u00e9gales, y compris le cannabis (Bogstrand et coll., 2015). Parmi les conducteurs mortellement bless\u00e9s dont les facult\u00e9s \u00e9taient affaiblies par l\u2019alcool (alcool\u00e9mie\u00a0&gt;\u00a00,5\u00a0g\/l) ou des drogues (<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">concentrations correspondant aux limites de 0,5\u00a0g\/l selon le code de la route norv\u00e9gien<\/span><span style=\"font-weight: 400;\">), 71,7\u00a0% faisaient de l\u2019exc\u00e8s de vitesse lorsque la collision s\u2019est produite, alors que 33,2\u00a0% des conducteurs sobres faisaient de l\u2019exc\u00e8s de vitesse. Parmi les conducteurs mortellement bless\u00e9s dont les facult\u00e9s \u00e9taient affaiblies uniquement par l\u2019alcool ou le cannabis, 80,3\u00a0% et 71,4\u00a0%, respectivement, faisaient de l\u2019exc\u00e8s de vitesse au moment de la collision. Ces donn\u00e9es sur les d\u00e9c\u00e8s li\u00e9s aux collisions impliquant des v\u00e9hicules automobiles sugg\u00e8rent qu\u2019un grand pourcentage de conducteurs aux facult\u00e9s affaiblies faisaient \u00e9galement de l\u2019exc\u00e8s de vitesse au moment de leur collision mortelle.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Une \u00e9tude am\u00e9ricaine r\u00e9cente a examin\u00e9 la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse \u00e0 l\u2019aide de donn\u00e9es sur les collisions. Johnson (2025) a utilis\u00e9 les donn\u00e9es sur les collisions de la National Highway Traffic Safety Administration de\u00a02019 \u00e0\u00a02021 pour d\u00e9terminer si les exc\u00e8s de vitesse pouvaient expliquer une partie du risque de collision li\u00e9 \u00e0 la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool. L\u2019analyse statistique a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une interaction statistiquement significative entre l\u2019alcool\u00e9mie et la gravit\u00e9 des blessures, ce qui signifie que les conducteurs ayant une alcool\u00e9mie plus \u00e9lev\u00e9e conduisaient \u00e0 des vitesses plus \u00e9lev\u00e9es que les conducteurs sobres et que ce r\u00e9sultat \u00e9tait exacerb\u00e9 pour les blessures plus graves (Johnson, 2025). Parmi les conducteurs mortellement bless\u00e9s, ceux dont l\u2019alcool\u00e9mie \u00e9tait de 0,16\u00a0g\/dl conduisaient plus de 16\u00a0km\/h plus vite que les conducteurs sobres. Johnson (2025) a estim\u00e9 le risque de collision li\u00e9 \u00e0 la vitesse par rapport au risque de collision li\u00e9 \u00e0 l\u2019alcool\u00e9mie\u00a0: les vitesses plus \u00e9lev\u00e9es repr\u00e9sentaient pr\u00e8s de 50\u00a0% du risque d\u2019accident mortel attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019alcool \u00e0 0,08\u00a0g\/dl, et 25\u00a0% du risque d\u2019accident mortel \u00e0 0,16\u00a0g\/dl. Pour les blessures graves, les estimations \u00e9taient de 39\u00a0% et de 16\u00a0%, respectivement (p.\u00a0755).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Une \u00e9tude men\u00e9e en bordure de route a \u00e9galement examin\u00e9 l\u2019association entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse. Il s\u2019agissait d\u2019un sondage r\u00e9alis\u00e9 en Norv\u00e8ge visant \u00e0 examiner la relation entre les collisions routi\u00e8res autod\u00e9clar\u00e9es, la consommation r\u00e9cente d\u2019alcool et d\u2019autres drogues et les exc\u00e8s de vitesse autod\u00e9clar\u00e9s au cours des deux derni\u00e8res ann\u00e9es (J\u00f8rgenrud et coll., 2018). Plus de 5\u00a0000\u00a0conducteurs ont \u00e9t\u00e9 intercept\u00e9s; 0,3\u00a0% d\u2019entre eux avaient fourni un r\u00e9sultat positif \u00e0 l\u2019alcool, tandis que 1,4\u00a0% avaient fourni un r\u00e9sultat positif au cannabis. Ni le r\u00e9sultat positif au test d\u2019alcool\u00e9mie ni celui au test de d\u00e9pistage du cannabis n\u2019ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s \u00e0 une contravention pour exc\u00e8s de vitesse d\u00e9clar\u00e9e au cours des deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Cependant, un r\u00e9sultat positif au test de d\u00e9pistage du cannabis a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 \u00e0 une collision au cours des deux ann\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes. Ces \u00e9tudes limit\u00e9es sur les conducteurs victimes d\u2019accidents sugg\u00e8rent une forte association entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou le cannabis et les exc\u00e8s de vitesse, tandis que l\u2019\u00e9tude par sondage en bordure de route ne sugg\u00e8re aucune relation entre un r\u00e9sultat positif au test d\u2019alcool\u00e9mie ou de d\u00e9pistage de cannabis et les contraventions pour exc\u00e8s de vitesse autod\u00e9clar\u00e9es. Malheureusement, aucune recherche canadienne publi\u00e9e sur les victimes de collisions n\u2019a examin\u00e9 l\u2019association entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse, ce qui aurait pu fournir des renseignements sur le contexte canadien.<\/span><\/p>\n<p><b>Les conducteurs canadiens qui conduisent avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou le cannabis, ou les deux, et ceux qui font des exc\u00e8s de vitesse proviennent-ils de la m\u00eame population?\u00a0<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Notre enqu\u00eate aupr\u00e8s des conducteurs ontariens, men\u00e9e en\u00a02021 pendant la pand\u00e9mie de COVID-19, portait sur les comportements de conduite autod\u00e9clar\u00e9s suivants\u00a0: conduire apr\u00e8s avoir bu 2\u00a0verres d\u2019alcool ou plus dans l\u2019heure pr\u00e9c\u00e9dente; conduire dans les 2\u00a0heures suivant la consommation de cannabis; conduire dans les 2\u00a0heures suivant la consommation d\u2019au moins 2\u00a0verres d\u2019alcool et de cannabis; faire des exc\u00e8s de vitesse (au moins 15\u00a0km\/h au-dessus de la limite de vitesse); faire des courses de rue (p.\u00a0ex.\u00a050\u00a0km\/h ou plus au-dessus de la limite de vitesse affich\u00e9e; concours de conduite). Des corr\u00e9lations significatives, mais faibles ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es entre les exc\u00e8s de vitesse autod\u00e9clar\u00e9s et la conduite apr\u00e8s avoir bu 2\u00a0verres d\u2019alcool ou plus dans l\u2019heure pr\u00e9c\u00e9dente (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r\u00a0<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">=\u00a00,23), la conduite dans les 2\u00a0heures suivant la consommation de cannabis (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0=\u00a00,21) et la conduite dans les 2\u00a0heures suivant la consommation d\u2019au moins 2\u00a0verres d\u2019alcool et de cannabis (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0=\u00a00,19) (donn\u00e9es non publi\u00e9es). Cependant, des corr\u00e9lations significatives et fortes ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es entre les courses de rue autod\u00e9clar\u00e9es et la conduite apr\u00e8s avoir bu 2\u00a0verres d\u2019alcool ou plus dans l\u2019heure pr\u00e9c\u00e9dente (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r\u00a0<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">=\u00a00,79), la conduite dans les 2\u00a0heures suivant la consommation de cannabis (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0=\u00a00,83) et la conduite dans les 2\u00a0heures suivant la consommation d\u2019au moins 2\u00a0verres d\u2019alcool et de cannabis (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">r<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0=\u00a00,82) (donn\u00e9es non publi\u00e9es). Des recherches ant\u00e9rieures men\u00e9es dans le cadre de l\u2019enqu\u00eate Monitor du Centre de toxicomanie et de sant\u00e9 mentale (CAMH), une enqu\u00eate t\u00e9l\u00e9phonique transversale continue aupr\u00e8s des adultes de l\u2019Ontario, ont examin\u00e9 la relation entre les courses de rue et la conduite apr\u00e8s avoir consomm\u00e9 de l\u2019alcool ou du cannabis, sans inclure les exc\u00e8s de vitesse (Wickens et coll., 2017). Un pourcentage significativement plus \u00e9lev\u00e9 de ceux qui ont d\u00e9clar\u00e9 faire des courses de rue ont d\u00e9clar\u00e9 conduire apr\u00e8s avoir bu et conduire apr\u00e8s avoir consomm\u00e9 du cannabis (Wickens et coll., 2017). Ces r\u00e9sultats sugg\u00e8rent de faibles relations entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse, mais de fortes relations entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et une forme d\u2019exc\u00e8s de vitesse extr\u00eame et \u00e0 haut risque, \u00e0 savoir les courses de rue.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Malheureusement, au Canada, les exc\u00e8s de vitesse sont la norme. En revanche, la conduite avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou d\u2019autres drogues ne l\u2019est pas. De m\u00eame, les courses de rue ne sont pas la norme; notre enqu\u00eate aupr\u00e8s des conducteurs ontariens men\u00e9e pendant la pand\u00e9mie de COVID-19 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que 15,4\u00a0% des conducteurs ont d\u00e9clar\u00e9 faire des courses de rue (Vingilis et coll., en pr\u00e9paration). Ces r\u00e9sultats pourraient sugg\u00e9rer des relations plus complexes entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse. Brown et coll. (2016) ont examin\u00e9 les caract\u00e9ristiques distinctes des conducteurs adoptant diff\u00e9rentes formes de conduite \u00e0 risque, ce qui pourrait mener \u00e0 une compr\u00e9hension plus nuanc\u00e9e des conducteurs. Quatre groupes ont \u00e9t\u00e9 compar\u00e9s sur une s\u00e9rie d\u2019\u00e9valuations psychosociales, comportementales, de la personnalit\u00e9 et neurobiologiques\u00a0: 1)\u00a0les conducteurs comptant une ou plusieurs condamnations pour conduite avec facult\u00e9s affaiblies (CFA); 2)\u00a0les conducteurs imprudents, mais qui ne prennent pas le volant sous l\u2019influence de l\u2019alcool (VITESSE); 3)\u00a0les conducteurs ayant un profil de condamnations pour conduite avec facult\u00e9s affaiblies et d\u2019infractions au code de la route (MIXTE); 4)\u00a0les sujets t\u00e9moins \u00e0 faible risque (T\u00c9M) (Brown et coll., 2016). Deux perspectives ont \u00e9t\u00e9 envisag\u00e9es\u00a0: l\u2019une selon laquelle les conducteurs \u00e0 risque \u00e9taient pr\u00e9sum\u00e9s adopter une s\u00e9rie de comportements \u00e0 risque ayant des ant\u00e9c\u00e9dents communs (p. ex. th\u00e9orie des comportements probl\u00e9matiques) et l\u2019autre selon laquelle les conducteurs \u00e0 risque \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme appartenant \u00e0 diff\u00e9rents sous-groupes qui avaient en commun des caract\u00e9ristiques et des parcours en particulier (Brown et coll., 2016). Les r\u00e9sultats ont montr\u00e9 des caract\u00e9ristiques distinctes parmi les trois groupes de conduite \u00e0 risque. Les groupes CFA et MIXTE ont tous deux montr\u00e9 un plus grand abus d\u2019alcool par rapport aux groupes VITESSE et T\u00c9M, le groupe CFA pr\u00e9sentant la plus grande gravit\u00e9 d\u2019abus d\u2019alcool, bien qu\u2019aussi le niveau de risque le plus bas lorsqu\u2019il \u00e9tait sobre (Brown et coll., 2016). Le groupe MIXTE pr\u00e9sentait plus de toxicomanie, de recherche de sensations, de caract\u00e9ristiques de personnalit\u00e9 antisociales et sensibles \u00e0 la r\u00e9compense (Brown et coll., 2016). Le groupe VITESSE pr\u00e9sentait une plus grande d\u00e9sinhibition, une prise de d\u00e9cision d\u00e9savantageuse, une recherche de sensations et une prise de risque (Brown et coll., 2016). En r\u00e9fl\u00e9chissant \u00e0 ces diff\u00e9rentes typologies et \u00e0 l\u2019approche interactionniste des comportements de conduite \u00e0 risque, qui porte sur la conduite \u00e0 risque impulsive, compulsive et instrumentale en relation avec diff\u00e9rents contextes situationnels (Vingilis et Mann, 1986), on pourrait supposer que ceux qui conduisent avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool ou d\u2019autres drogues, ou qui font de l\u2019exc\u00e8s de vitesse, pourraient \u00e9galement relever de diff\u00e9rents sous-types. Il est certain qu\u2019un plus grand pourcentage d\u2019hommes et de jeunes conducteurs d\u00e9clarent faire davantage d\u2019exc\u00e8s de vitesse et conduire davantage avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et le cannabis. Cependant, la recherche canadienne a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que la majorit\u00e9 des conducteurs d\u00e9clarent faire des exc\u00e8s de vitesse, mais que seule une minorit\u00e9 d\u00e9clare conduire avec les facult\u00e9s affaiblies. Ces r\u00e9sultats indiquent que les exc\u00e8s de vitesse sont la norme, mais que la conduite avec facult\u00e9s affaiblies ne l\u2019est pas.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En r\u00e9sum\u00e9, le manque de recherches sur la conduite avec les facult\u00e9s affaiblies par l\u2019alcool et d\u2019autres drogues et sur les exc\u00e8s de vitesse fait en sorte qu\u2019il est difficile d\u2019avoir une compr\u00e9hension globale de ces relations. Le manque de recherches \u00e9pid\u00e9miologiques et exp\u00e9rimentales sur le th\u00e8me de la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et des exc\u00e8s de vitesse semble plut\u00f4t curieux, compte tenu de la contribution majeure de ces facteurs aux collisions impliquant des v\u00e9hicules automobiles. La recherche de Brown et de ses coll\u00e8gues (2016) sur les diff\u00e9rents comportements de conduite \u00e0 risque pr\u00e9pare le terrain pour de futures explorations sur les complexit\u00e9s des relations entre la conduite avec facult\u00e9s affaiblies et les exc\u00e8s de vitesse dans les performances de conduite et les risques de collision. Leurs recherches sugg\u00e8rent qu\u2019une meilleure compr\u00e9hension de la conduite \u00e0 risque et des sous-types potentiels pourrait permettre d\u2019\u00e9laborer des strat\u00e9gies d\u2019intervention mieux cibl\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><b>R\u00e9f\u00e9rences<\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Beirness, D. J., Gu, K. W., Lowe, N. J., Woodall, K. L., Desrosiers, N. A., Cahill, B., \u2026 Peaire, A. (2020). Cannabis, alcohol and other drug findings in fatally injured drivers in Ontario.\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Traffic Injury Prevention<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">,\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">22<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">(1), 1\u20136. doi.org\/10.1080\/15389588.2020.1847281.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bergeron, J., Paquette, M. (2014). Relationships between frequency of driving under the influence of cannabis, self-reported reckless driving and risk-taking behavior observed in a driving simulator. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Journal of Safety Research<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 49, 19.e1-24. doi.org\/10.1016\/j.jsr.2014.02.002.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Bogstrand, S.\u00a0 T., Larsson, M., Holtan, A., Staff, T., Vindenes, V., Gjerde, H. (2015). Associations between driving under the influence of alcohol or drugs, speeding and seatbelt use among fatally injured car drivers in Norway. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Accident Analysis &amp; Prevention<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 78, 14-19. doi.org\/10.1016\/j.aap.2014.12.025.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Brown, S., Vanlaar, W. G. M., Robertson, R. D. (2023). Drug Use in Fatal Collisions 2000 \u2013 2020. Traffic Injury Research Foundation, August 2023. <\/span><a href=\"about:blank\"><span style=\"font-weight: 400;\">Drugs-Fatal-Collisions-2000-2020-11 (3).pdf<\/span><\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Brown, T. G., Ouimet, M. C., Eldeb, M., Tremblay, J., Vingilis, E., Nadeau, L., Pruessner, J., Bechara, A. (2016) Personality, executive control, and neurobiological characteristics associated with different forms of risky driving. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">PLoS ONE<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> 11(2), 1-18. doi:10.1371\/journal.pone.0150227.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Brubacher, J.R., Chan, H., Martz, W., Schreiber, W., Asbridge, M., Eppler, J., \u2026 Brant, R. (2016). Prevalence of alcohol and drug use in injured British Columbia drivers. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">BMJ Open<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> 6:e009278. doi:10.1136\/bmjopen-2015- 009278.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Canadian Automobile Association (CAA) (2024). Canadians speeding in large numbers, CAA finds <\/span><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/www.caa.ca\/news\/canadians-speeding-in-large-numbers-caa-finds\/___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6Nzo4MTkxOmY1MGQ4MTRkMTBmYzFiNWUxYjBlYjQ3ZGY0NjkwM2VjMTkwM2Y0ZmZmMGFlOTg3ZWMzN2FkOTM2YzI0MThhY2U6cDpUOk4\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/www.caa.ca\/news\/canadians-speeding-in-large-numbers-caa-finds\/<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Canadian Council of Motor Transport Administrators (2019).\u00a0 A Compilation of Jurisdictional Roadside Surveys Conducted Prior to Cannabis Legalization.\u00a0 <\/span><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/www.ccmta.ca\/web\/default\/files\/PDF\/A_Compliation_of_Jurisdictional_Roadside_Surverys_Conducted_Prior_to_Cannabis_Legalization_-_September_2019.pdf___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6NzplMzE2OjI4MDEzZjNiMWFmYjBlNzdiNDU5YzcwYjQ0MmZhZTE3MmFkNzNmZDYzZWFkYjVmY2M1NmU5NTBkZGJkMzJlMzU6cDpUOk4\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/www.ccmta.ca\/web\/default\/files\/PDF\/A_Compliation_of_Jurisdictional_Roadside_Surverys_Conducted_Prior_to_Cannabis_Legalization_-_September_2019.pdf<\/span><\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Dahlgren, M. K., Sagar, K. A., Smith, R. T., Lambros, A. M., Kuppe, M. K., Gruber, S. A. (2020). Recreational cannabis use impairs driving performance in the absence of acute intoxication. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Drug and Alcohol Dependence<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 208, 107771. doi.org\/10.1016\/j.drugalcdep.2019.107771.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S0001457521002980___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6NzoxMzUzOjVkMzg1ZjdlNDQ2ZTM2NTY2MTdiMmRmODEwNTE3ODhlYTQ4ZTcyNjYzMmJlM2FhODQ0NGQ5MjlkYzY2ZmM0Y2I6cDpUOk4#bb0060\"><span style=\"font-weight: 400;\">Ekos Research Associates, (2007<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">) <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Driver Attitude to Speeding and Speed Management: A Quantitative and Qualitative Study \u2013 Final Report (TP 14756 E)<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> Transport Canada <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">Catalogue No. T46-44\/2007E <\/span><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0<\/span><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/tc.canada.ca\/sites\/default\/files\/migrated\/tp14756e.pdf___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6NzpkY2I1OjcyNWU4MGIzNmI1MDg5OTg5ZmRmZWI0NzM1MTBkNTllN2QxNDg5NWQzYWFhNjBjNjg0NTNiMDI5MzY1NTg1YTQ6cDpUOk4\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/tc.canada.ca\/sites\/default\/files\/migrated\/tp14756e.pdf<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Johnson, M. B. (2025). Drunk driving has a speeding problem.\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Traffic Injury Prevention<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">,\u00a0<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">26<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">(7), 755\u2013759. doi.org\/10.1080\/15389588.2025.2456942<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">J\u00f8rgenrud, B., Bogstrand, S. T., Furuhaugen, H., Jamt, R., E., G., Vindenes, V., Gjerde, H. (2018) Association between speeding and use of alcohol and medicinal and illegal drugs and involvement in road traffic crashes among motor vehicle drivers, <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Traffic Injury Prevention,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> 19:8, 779-785, DOI: 10.1080\/15389588.2018.1518577.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ontario Road Safety Annual Report. (2021). Ministry of Transportation of Ontario. <\/span><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/www.ontario.ca\/files\/2024-07\/mto-orsar2021-en.pdf___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6NzowYzZmOjhiMmNiOTg2NzFjY2JmODIxYTA3OGI2Yjg3MDU0YWU1YTk0OWY5Mjg4OTllNTc3N2QyYzMxODFmMmMyYjc4ZmY6cDpUOk4\"><span style=\"font-weight: 400;\">Ontario Road Safety Annual Report 2021<\/span><\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pei, L. X., Chan, H., Besserer, F., Eppler, J., Lee, J., MacPherson, A., \u2026 Brubacher, J. R. (2025). A comparison of the prevalence of cannabis and alcohol use among drivers and passengers in British Columbia and Ontario, Canada. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Accident Analysis &amp; Prevention, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">222 doi.org\/10.1016\/j.aap.2025.108242.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Stoduto, G., Vingilis, E., Kapur, B., Sheu, W-J., McLellan, B., Liban, C.B. (1993) Alcohol and drug use in motor vehicle collision admissions to a regional trauma unit:\u00a0 Demographic, injury and crash characteristics. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Accident, Analysis and Prevention<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 25(4), 411-420.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Vingilis, E., Mann, R.E. (1986) Towards an interactionist approach to drinking-driving behaviour:\u00a0 Implications for prevention and research. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Health Education Research<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 1(4), 273-288.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Vingilis, E., Seeley, J., Wickens, C. M., Jonah, B., Johnson, J., Rapoport, M. J., Beirness, D., Boase, P. (2024). COVID-19 and speeding: Results of population-based survey of Ontario drivers. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Journal of Safety Research.<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> 91, 58-67. <\/span><a href=\"https:\/\/url.avanan.click\/v2\/r03\/___https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsr.2024.08.005___.YXYyYzpuYXRpb25hbDphOm86MWFmOTAxMDg3MDRiMzMyZjg3MjgyZDExZTg0YmZjZjY6NzoxNTliOjEyYWM5MWQ4NzNlN2VhZWY0NWQ0MmFkYTM2YmE3ZGQzZjA4OWUwMzI3ZjEwYjI2YjA2YTVlMWM3ZDcxODcxNzU6cDpUOk4\"><span style=\"font-weight: 400;\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.jsr.2024.08.005<\/span><\/a><span style=\"font-weight: 400;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Vingilis, E., Seeley, J., Yildirim Yenier, Z., Wickens, C. M., Jonah, B., Johnson, J., Rapoport, M. J., Beirness, D., Boase, P. (in preparation). An Ontario population-based survey of street racing and stunt driving during COVID-19: A test of the Interactionist Approach.\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Wickens, C. M., Smart, R. G., Vingilis, E., Ialomiteanu, A. R., Stoduto, G., Mann, R. E. (2017). Street racing among the Ontario adult population: Prevalence and association with collision risk. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Accident Analysis &amp; Prevention.<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> 103, 85-91. doi.org\/10.1016\/j.aap.2017.03.021.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Yadav, A. K., Velaga, N. R. (2020). Alcohol-impaired driving in rural and urban road environments: Effect on speeding behaviour and crash probabilities. <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Accident Analysis &amp; Prevention<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, 140, 105512. doi.org\/10.1016\/j.aap.2020.105512.<\/span>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Evelyn Vingilis, Ph.\u00a0D. Biographie Dr Vingilis est professeure \u00e9m\u00e9rite et professeure auxiliaire de recherche au D\u00e9partement de m\u00e9decine familiale de la Schulich School of Medicine and Dentistry de l\u2019Universit\u00e9 Western Ontario, \u00e0 London, en Ontario, au Canada. Elle a auparavant&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2944,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_kad_post_transparent":"default","_kad_post_title":"default","_kad_post_layout":"default","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"default","_kad_post_vertical_padding":"default","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","footnotes":""},"categories":[6,451],"tags":[],"class_list":["post-40395","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-carsp-news","category-safety-network-newsletter-news"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2944"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40395"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":40486,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40395\/revisions\/40486"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/carsp.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}