Documents de recherche (2009 – 2013)
| Filename | Leal.pdf |
| Filesize | 200,85 Ko |
| Version | 1 |
| Date added | 8 mai 2014 |
| Downloaded | 4 times |
| Category | 2010 CMRSC XX Niagara |
| Tags | Session 6B |
| Author/Auteur | Nerida Leal, Barry Watson, Kerry Armstrong |
Résumé
La course illicite de rue a retenu l’attention croissante des médias, des autorités et des experts de la sécurité routière ces dernières années. Parallèlement, en Australie une évolution s’est produite puisque la course illicite de rue n’est plus considérée en tant que nuisance sur la voie publique, mais comme un problème de sécurité routière sanctionné par des périodes de plus en plus longues d’immobilisation forcée du véhicule pouvant mener à la confiscation permanente en cas de récidives. Aux États-Unis, cette sanction sévère est appliquée sur les conducteurs condamnés plusieurs fois pour conduite en état d’ivresse et sur ceux qui n’observent pas la suspension ou le retrait du permis de conduire. En Australie, elle a été initialement introduite pour sanctionner la course illicite de rue et autres comportements routiers dangereux regroupés sous le terme « hooning ». Ce rapport décrit comment les autorités australiennes gèrent ce problème. La recherche a porté sur de nombreuses sources d’information relative à la course illégale de rue et à la manière dont l’Australie traite le problème. Tout d’abord, le rapport passe en revue la législation applicable de chaque État australien pour décrire les similarités et les différences d’approche entre ceux-ci. Ensuite, il présente les résultats des groupes de discussion et de l’enquête quantitative en ligne effectuée dans l’état du Queensland auxquels ont volontairement participé des conducteurs impliqués dans des courses illicites de rue ou ayant commis d’autres actes dangereux du même type. Il s’avère que les sanctions appliquées pour les courses de rue et autres comportements routiers risqués sont similaires dans les divers États australiens à savoir : immobilisation forcée du véhicule pour des périodes de plus en plus longues (aboutissant à la confiscation permanente du véhicule) en fonction de la fréquence de récidive dans un délai déterminé. Les participants aux groupes de discussion et à l’enquête en ligne considéraient généralement que la durée de la sanction était sévère ; la perception de la sévérité étant proportionnelle à la durée d’immobilisation du véhicule. Le rapport conclut qu’il est nécessaire que chaque État réalise une évaluation objective de l’efficacité de son programme d’immobilisation temporaire et de confiscation des véhicules en vue de mettre fin aux comportements routiers dangereux. Ces évaluations devraient établir une comparaison entre les coûts que ces programmes représentent (p. ex. mise en exécution, frais de remorquage et de parcage non récupérés, frais de justice) et les bénéfices obtenus (p. ex. réduction des comportements visés, réduction des plaintes de voisinage et réduction du nombre d’accidents et de leur gravité).
Nerida Leal, Barry Watson and Kerry Armstrong
