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Prevalance of driver-related risk factors for crashing in mildly injured drivers

Auteur(s) : Jeffrey R Brubacher, MD, MSc, Herbert Chan, PhD, Elizabeth Purssell, Benjamin Tuyp, Ediweera Desapriya, PhD, Vahid Mehrnoush, MD

Résumé :

Rationnel : La majorité des accidents de la route cause des blessures mineures qui ne sont pas recensées dans les enquêtes de surveillance des traumas de la route, et rarement étudiées dans la littérature traitant de la sécurité routière. Les blessures rendant invalides sont un problème important de santé publique, mais le risque d’invalidités consécutives à des accidents mineurs est mal connu. La majorité des accidents est due à des facteurs liés au conducteur. Certains facteurs sont bien compris, mais beaucoup de facteurs de risques potentiels sont peu connus.

But : Déterminer la prévalence de facteurs de risque liés aux conducteurs chez des conducteurs impliqués dans des accidents mineurs. Déterminer les effets d’accidents mineurs sur la santé des conducteurs.

Méthodes : Cette étude a été approuvée par le comité d’éthique de l’Université de Colombie Britannique. Nous avons interviewé un échantillon de convenance de conducteurs accidentés de la route qui étaient traités au département des urgences de l’Hôpital Général de Vancouver (VGH). Nous avons inclus des conducteurs âgés entre 17 et 75 ans. Nos critères d’exclusion étaient: i) ne pas être résidents, ii) être incapable de communiquer en anglais, iii) amnésie de l’évènement, iv) être incapable de répondre à l’entrevue pour cause de douleur ou de blessures. Les mesures de départ étaient faites en personne. Les entrevues de suivi, 6 mois après l’accident, étaient conduites par téléphone.

Résultats : Nous avons approché 123 conducteurs, 77 ont accepté l’entrevue, et les entrevues ont été faites chez 74 (60%). Les entrevues de suivi ont été réalisées chez 47 conducteurs. Avant l’accident, 5.4% des conducteurs rapportaient avoir bu de l’alcool, 1.4% rapportaient la consommation de drogues illicites et 41.9% rapportaient une prescription de médicaments incluant antidépresseurs (5.4%), opioïdes (4.1%), et sédatifs (4.1%). Chez 39 conducteurs pour qui le niveau d’alcool dans le sang (BAL) avait été mesuré dans le cadre des soins cliniques, il y avait une relation parfaite entre le BAL et la consommation rapportée avant l’accident. Neuf conducteurs (12.2%) étaient distraits au moment de l’accident: 1.4% utilisaient un cellulaire, 1.4% réglaient la radio, 6.8% parlaient aux passagers et 2.7% étaient distraits par autre chose. À partir de l’Indice Dula Dangerous Driving, 5.4% étaient des conducteurs agressifs, 8.1% des conducteurs à prise de risque, et 10.8% conduisaient alors qu’ils ressentaient de la colère ou d’autres émotions négatives. À 6 mois de suivi, beaucoup de conducteurs avaient des problèmes de santé dus à l’accident: 53.2% n’étaient pas complètement guéris, 46.8% n’avaient pas repris leurs activités habituelles, et 29.8% n’étaient pas de retour au travail. Sur les 44 participants qui conduisaient à nouveau, 15.9% rapportaient un accident évité de justesse et 4.5% rapportaient un autre accident. Neuf (20.5%) rapportaient boire et conduire, et 9.1% rapportaient conduire après la consommation de cannabis. L’utilisation du cellulaire (15.9%) et d’autres matériels électroniques pendant la conduite (25%) était également commun.

Conclusions : Les facteurs de risque liés au conducteur sont communs chez les conducteurs impliqués dans des accidents mineurs, et les conducteurs persistent à prendre des risques après avoir été impliqués dans un accident. Malgré leur appellation, les blessures consécutives à des accidents mineurs sont souvent associées à une lente récupération et un absentéisme au travail.