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RENCONTREZ UN MEMBRE DE L’ACPSER

Martin Lavallière, Ph.D.

Chercheur et professeur au Département des sciences de la santé, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Chicoutimi, Qc, Canada

  • Comment vous êtes-vous impliqué dans la sécurité routière pour la première fois ? Y a-t-il une ou plusieurs personnes qui vous ont encouragé ou inspiré à vous impliquer dans la sécurité routière ?

J'ai commencé à m'impliquer dans le domaine de la sécurité routière lors d’un stage de recherche à l'Université Laval en 2004 à titre d'assistant de recherche à temps partiel au baccalauréat. J’y travaillais avec un doctorant menant une expérience sur simulateur de conduite pour évaluer la recherche visuelle de conducteurs âgés. Rien ne m’avait préparé à la sécurité routière au départ puisque je complétais mon baccalauréat en kinésiologie avec l’intention de travailler en santé et sécurité après mes études. Je ne savais pas que cela deviendrait mon projet de recherche de maîtrise et les fondations de mes premières publications et présentations scientifiques. Durant mes études de maîtrise et de doctorat, j’ai aussi eu l’opportunité de travailler à la Table Québécoise de la sécurité routière (TSQR) à titre de scientifique. De plus, j'ai travaillé à temps partiel comme expert pour la Fondation CAA-Québec, participant à divers événements tels que le Grand Prix F1 de Montréal, des salons automobiles et la formation des futurs policiers.

L’une des personnes les plus importantes qui m’a encouragé dans ce périple en sécurité routière était mon superviseur d’études graduées, Normand Teasdale. J'ai eu le privilège de travailler avec lui de 2004 à 2013, période durant laquelle j'ai eu l'opportunité de vivre un épanouissement personnel et professionnel inouï. Sous sa direction, j’ai élargi mon expertise et développé mes compétences pour devenir un chercheur de premier plan dans ce domaine. Je n'occuperais pas mon poste actuel aujourd'hui sans reconnaître la contribution de mes autres collègues et camarades étudiants.es diplômés.ées, avec qui j'ai eu le plaisir de collaborer sur divers projets au fil des années.

  • Dans quel domaine de la sécurité routière êtes-vous principalement impliqué ?

La recherche ! Je suis chercheur à l'Université du Québec à Chicoutimi au Département des sciences de la santé. Mes projets visent à élargir notre compréhension des collisions afin de développer et de déployer de meilleures interventions visant à améliorer la sécurité routière pour tous : des enfants qui se rendent à l'école à pied, aux personnes âgées qui font des courses, en passant par les personnes qui doivent conduire dans le cadre de leur travail, comme les camionneurs, les paramédics ou les policiers.

Plus récemment, j'ai commencé à recevoir des demandes des médias concernant divers sujets de sécurité routière ou sur des projets spécifiques sur lesquels nous travaillons avec mon équipe et mes collègues. Je crois que le partage de nos connaissances est une partie importante de notre travail en tant que chercheurs dans ce domaine, car nous sommes souvent confrontés à de la désinformation sur divers sujets liés à la sécurité routière. En communiquant des faits et des connaissances sur la manière dont nous pouvons rendre notre conduite, notre mobilité et notre environnement plus sûrs, je pense que nous ferons des progrès significatifs vers la Vision Zéro.

  • Décrivez un projet/une initiative en cours dont vous pensez que les membres de l'ACPSER aimeraient entendre parler ?

Aux côtés de collègues canadiens, dont Christine Wickens et CARSP, nous réalisons à un projet qui examine les perceptions des policiers à l’égard de l’application de la loi en sécurité routière. Je suis convaincu que ce projet en cours nous aidera à concevoir des interventions plus efficaces pour le grand public et recevra un fort soutien de la part des policiers partout au Canada. Nous avons également des projets en cours portant sur la fatigue des camionneurs, avec les collègues Dorrie Rizzo et Alex Crizzle, ainsi que sur l'impact de divers problèmes de santé sur la capacité de conduire en toute sécurité avec mes collègues Camille Savoie et Marie Claude Ouimet.

  • Comment envisagez-vous la sécurité routière dans le futur ?

En tant qu’objectif à long terme pour la sécurité routière, j’imagine qu’ensemble, nous pouvons réaliser la Vision Zéro à travers le monde. Dans certaines juridictions, cela pourra prendre plus de temps que pour d’autres, mais restons concentrés et positifs. Lorsque j’ai commencé mon postdoctorat au MIT AgeLab en 2013, ils disaient que le véhicule entièrement autonome serait prêt d’ici 2020. Ils avaient en partie raison ! Nous avons fait de grand pas en avant en termes de progrès et de développement des nouvelles aides à la conduite et des systèmes de sécurité active, mais nous avons également constaté des reculs importants suite à celles-ci avec des comportements inappropriés au volant causés par ces dernières (par exemple les conducteurs dorment volontairement en roulant sur une autoroute). La technologie et l’ingénierie contribueront à la sécurité routière, mais nous devons tous travailler ensemble pour donner la priorité à la sécurité routière dans d’autres sphères d’activités, en faisant plus qu’une simple expression que les automobilistes perçoivent comme une atteinte à leur autonomie.

  • Comment la sécurité routière influence-t-elle mes choix de vie personnelle ?

Mes choix de vie sont ancrés dans la mobilité, la sécurité routière et un mode de vie physiquement actif. Avec ma femme, nous avons choisi de vivre dans un environnement que nous pouvons considérer comme une « ville en 15 minutes ». Nous vivons à distance de marche de l’école de mes trois garçons, du travail, des commerces et d’autres commodités. Nous aimons vraiment vivre à Chicoutimi, car elle offre comme ville les avantages d'un grand centre urbain tout en étant une enclave en pleine nature avec de nombreuses possibilités extérieures et en plein air.

Le petit cœur vous montre où se situe Chicoutimi !

Ci-dessous ma famille ! (Marlène, Moi-même, William (7), Adam (5), James (5))