À la rencontre d’une membre de l’ACPSER – Kim Henry
Date : 12 août 2026
Intervieweur : Omid Sadrmanesh (rédacteur en chef, bulletin Safety Network de l’ACPSER | Université métropolitaine de Toronto)
Personne interviewée : Kim Henry (directrice générale, ACPSER)
Omid :
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue à notre entrevue vidéo mettant en vedette un membre de l’ACPSER. Je m’appelle Omid Sadrmanesh et je suis le rédacteur en chef du bulletin Safety Network de l’ACPSER. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de m’entretenir avec Kim Henry, directrice générale de l’ACPSER. Kim, bienvenue.
Kim :
Merci.
Omid :
J’aimerais commencer par ceci : vous travaillez dans le secteur à but non lucratif depuis plus de 20 ans et vous avez une longue expérience auprès de MADD Canada. Comment avez-vous commencé à vous intéresser à la sécurité routière, et comment décririez-vous votre parcours dans ce domaine?
Kim :
Bien sûr. Lorsque j’étais au secondaire, trois de mes amis ont été impliqués dans une collision causée par un conducteur en état d’ébriété. Quelqu’un les a percutés. Deux d’entre eux ont été blessés et un autre a perdu la vie. À partir de ce moment-là, j’ai toujours voulu faire quelque chose pour contribuer à prévenir ce genre de tragédie.
Lorsque mes enfants étaient jeunes, je me suis donc jointe à MADD au niveau local, à Waterloo, en Ontario.
J’ai beaucoup participé à des activités de collecte de fonds, de sensibilisation et de soutien aux victimes. Plus tard, j’ai siégé pendant six ans au conseil d’administration national de MADD, où j’ai travaillé sur des questions de gouvernance. J’ai donc touché à un peu de tout au sein de MADD.
Puis, je me suis dit que me joindre à l’ACPSER serait une excellente façon de continuer à contribuer à la sécurité de mes enfants et de toutes les personnes qui m’entourent.
Omid :
Je suis vraiment désolé d’entendre cette histoire, mais c’est aussi un parcours très inspirant qui explique bien votre engagement dans ce domaine. Après toutes ces années, qu’est-ce qui vous a attirée vers le poste de directrice générale de l’ACPSER?
Kim :
Je pense que c’est un travail extrêmement important. C’est différent de ce que je faisais chez MADD, mais il y a aussi beaucoup de similitudes puisque nous partageons un même objectif ultime : rendre nos routes plus sécuritaires. Je suis donc vraiment heureuse de faire partie de l’organisation.
Omid :
Ma deuxième question porte sur la récente conférence de l’ACPSER à Halifax. C’était la première fois que vous dirigiez la conférence en tant que directrice générale. Comment avez-vous vécu cette expérience, et qu’est-ce qui a été le plus gratifiant dans son organisation?
Kim :
La conférence a finalement été une très grande réussite. C’était fantastique de travailler avec le comité organisateur. La quantité de travail accomplie par les membres du comité était impressionnante.
C’était très gratifiant de voir le résultat final et de rencontrer toutes les personnes présentes à la conférence qui, malgré leurs parcours très différents, partageaient toutes le même objectif.
Omid :
Oui, j’ai moi aussi participé à la conférence, et c’était formidable de voir comment tout s’est mis en place avec autant de personnes et de sujets différents. Ce fut un événement très réussi.
Avec toutes vos années d’expérience dans ce domaine, quel est, selon vous, le besoin le plus urgent actuellement en matière de sécurité routière, particulièrement au Canada?
Kim :
Mon Dieu! J’essayais justement de déterminer quel serait le besoin le plus urgent, parce qu’il existe tellement de défis en sécurité routière. La conduite avec facultés affaiblies demeure un enjeu majeur, mais la micromobilité, un sujet sur lequel j’ai beaucoup appris lors de la conférence, est également un enjeu émergent très important.
J’y pensais récemment lorsque j’ai vu de jeunes enfants passer devant ma fenêtre sur des trottinettes électriques, descendant une grande pente sans porter de casque. Je me suis demandé quel âge ils avaient, s’ils étaient suffisamment âgés pour utiliser ces trottinettes et qui était responsable de surveiller ce genre de situation.
Je pense que la micromobilité et la façon dont nous nous adaptons aux nouveaux usagers de la route constituent actuellement un défi majeur pour toutes les personnes qui travaillent en sécurité routière.
Omid :
Je suis tout à fait d’accord. Nos rues ont été conçues à l’origine pour les modes de transport traditionnels, alors qu’aujourd’hui, nous avons de nouveaux types d’usagers de la route, comme les utilisateurs de trottinettes électriques, ce qui crée de nouveaux défis.
Pour les jeunes professionnels, les chercheurs et les étudiants qui nous regardent, qui viennent de différents horizons et qui souhaitent faire carrière en sécurité routière, quels conseils leur donneriez-vous?
Kim :
L’un des principaux messages que j’ai soulignés lors de la conférence est l’importance du réseautage. Je savais déjà à quel point c’était important grâce à mon expérience dans le secteur à but non lucratif et en collecte de fonds, mais j’ai été impressionnée de voir à quel point les professionnels du domaine de la sécurité routière sont prêts à aider la relève.
Les jeunes professionnels devraient s’assurer de rester ouverts à ce soutien. Il y a énormément de valeur à trouver un mentor et à apprendre auprès de professionnels expérimentés. N’ayez pas peur de réseauter, de poser des questions et de remettre certaines choses en question.
Omid :
Je suis tout à fait d’accord. Lors de la conférence de l’ACPSER, on est exposé à une grande diversité de travaux. Par exemple, j’ai découvert des recherches sur les blessures associées aux véhicules hors route, un domaine que je connaissais très peu auparavant. Le réseautage avec des spécialistes de ces domaines peut ouvrir la porte à des possibilités de carrière complètement nouvelles.
C’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé : j’ai commencé à faire de la recherche sur les trottinettes électriques et, maintenant, je souhaite poursuivre mes études doctorales dans ce domaine!
En mettant la sécurité routière de côté pour un moment, pourriez-vous nous partager un petit fait amusant à votre sujet?
Kim :
Quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec la sécurité routière : j’ai deux Golden Retrievers! Je les ai adoptés après que mes deux fils ont terminé leurs études universitaires et quitté la maison. Les gens plaisantent en disant que j’ai remplacé mes enfants par des chiens… et c’est peut-être un peu vrai! Si je le pouvais, j’aurais une maison remplie de Golden Retrievers.
Omid :
C’est le rêve! Avec deux Golden Retrievers, la vie doit certainement être très animée et joyeuse.
Merci beaucoup d’avoir partagé toutes ces réflexions avec nous aujourd’hui. Y a-t-il autre chose que vous aimeriez ajouter avant de conclure?
Kim :
J’ai vraiment hâte à l’année qui vient et à ma première année complète en tant que directrice générale. Je suis très enthousiaste à l’idée de notre prochaine conférence à Vancouver et de travailler avec Transoft Solutions, notre coorganisateur cette année.
Ce sera un événement fantastique, avec quelques nouveautés qui, je crois, plairont beaucoup aux participants de longue date.
Omid :
C’est formidable! Dans notre numéro estival actuel du SNN, nous présentons plusieurs contenus sur la conférence d’Halifax, et l’appel à propositions pour la conférence de l’an prochain à Vancouver paraîtra dans notre prochain numéro. Aller sur la côte Ouest pendant l’été sera fantastique.
Merci beaucoup, Kim, et merci également à toutes les personnes qui nous ont regardés aujourd’hui. Si vous avez des questions ou si vous aimeriez voir une personne en particulier participer à une prochaine entrevue vidéo mettant en vedette un membre de l’ACPSER, n’hésitez pas à nous en faire part.
Bonne journée, Kim!
Kim :
Merci! Bonne journée. Au revoir!
