Evaluation des politiques urbaines de sécurité routière
Auteur(s) : Fourrel de Frettes, Carnis, Ledoux, Vanco, Hiron
Présentation sous forme de diaporama :
Résumé :
Contexte ou historique :
En France, les politiques de mobilité font souvent l’objet d’évaluations a posteriori grâce à des outils de mesure tels que les Enquêtes Mobilité Certifiées Cerema. En revanche, les évaluations des politiques locales de sécurité routière en milieu urbain ne sont pas systématiques.
Pourtant la réduction de l’accidentalité en milieu urbain en France métropolitaine est cruciale : deux tiers des accidents corporels concernent les voiries en agglomération.
Cette problématique sera sans doute amenée à se complexifier du fait d’interactions avec d’autres processus, comme la croissance des modes actifs ou le vieillissement de la population.
Une évaluation globale des politiques urbaines de sécurité routière et une comparaison de ces politiques locales se révèlent donc indispensables.
Objectifs :
Le projet PUSER (Politiques Urbaines de Sécurité Routière), associant le Cerema et l’Université Gustave Eiffel, subventionné par la Délégation de la Sécurité Routière, a pour objectif de mettre en regard les politiques urbaines de mobilité et de sécurité routière et l’évolution de l’accidentalité. Le but est d’identifier dans la mesure du possible les politiques les plus efficaces pour réduire l’accidentalité routière en milieu urbain.
Méthodologie :
Le projet se décline en trois étapes :
1/ Une étude comparative entre villes pour évaluer leurs performances relatives en matière de réduction de l’accidentalité routière en milieu urbain entre 1987 et 2017 ;
2/ Une évaluation de l’impact des politiques locales de mobilité et de sécurité routière sur l’évolution de l’accidentalité en milieu urbain ;
3/ Une analyse qualitative de quelques villes, réalisée sous forme de monographies, illustrant les résultats des étapes 1 et 2.
Résultats :
Il ressort d’abord l’importance de disposer de données statistiques fiables pour conduire des analyses comparatives entre villes. Des biais de sous-recensement des accidents non homogènes entre les villes ont pu être identifiés.
Puis, cette évaluation met en évidence qu’il existe bien des différences de performance entre les villes-centres en termes de réduction du nombre d’accidents corporels en agglomération par habitant entre 1987 et 2017.
Ces performances ont été évaluées selon deux approches complémentaires : l’une évaluant la progression relative des villes-centres entre 1987 et 2017, l’autre évaluant leur position relative en 2017. Elles ont permis d’aboutir chacune à une typologie de villes en quatre familles.
Discussions :
Si on observe bien une baisse de l’accidentalité routière en milieu urbain au cours de ces trente dernières années, il reste encore à déterminer les mécanismes qui ont concouru à cette réduction. La deuxième étape du projet devrait conduire à établir des modèles pour tenter de répondre à ce questionnement :
• est-ce que l’évolution de l’accidentalité routière des villes-centres est liée à leurs politiques urbaines de mobilité et de sécurité routière ?
• à leurs caractéristiques propres (organisation fonctionnelle, socio-économie, socio-démographie, etc.) ?
• à d’autres biais liés à leurs outils statistiques ?
Conclusions :
Il s’agira d’identifier les déterminants de l’évolution de l’accidentalité routière des villes entre 1987 et 2017, puis de mettre éventuellement en évidence des facteurs explicatifs de leur performance.
La présentation s’articulera autour de l’exposé des résultats de l’étape 1 et des premiers résultats de l’étape 2 du projet.
