Is psychological distress related to driving under the influence of cannabis?
Author(s): Tirnovanu, Berthiaume Grondin, Foug-Sung, Paquette, Bergeron
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Abstract:
Background/Context: Depuis la légalisation du cannabis récréatif au Canada, plusieurs questions émergent quant à la conduite avec les facultés affaiblies. Par exemple, quels sont les principaux facteurs incitant les usagers de cannabis à conduire une voiture après consommation.
Aims/Objectives: L’objectif de l’étude est d’investiguer le rôle de la détresse psychologique sur la décision de conduire une voiture après consommation de cannabis. On peut penser que les personnes prenant le volant après consommation auraient un niveau de détresse plus élevé que les autres consommateurs.
Methods/Targets: L’échantillon comporte 156 hommes et 182 femmes du Grand Montréal âgés de 18 à 62 ans, et ayant déjà consommé du cannabis. Les participants possédaient un permis de conduire valide et conduire au minimum une fois/semaine. Ils ont complété une batterie de questionnaires auto-rapportés, dont le Questionnaire de santé générale de Goldberg (GHQ-12) mesurant la détresse psychologique, un questionnaire sur les habitudes de consommation de cannabis, et un autre sur les habitudes de conduite. La passation des questionnaires a eu lieu aux mois d’octobre et novembre 2018.
Results/Activities: Les analyses statistiques (test t, anova, etc.) ne permettent pas de faire ressortir de relations significatives entre la détresse psychologique et la décision de prendre le volant après consommation de cannabis. Que ce soit chez les femmes, les hommes, les 18-25 ans, les 26 ans et plus, ou les combinaisons entre âge et genre, les différences de scores au questionnaire GHQ-12 excèdent généralement le seuil 0,05 en comparant les groupes de consommateurs, selon qu’ils ont conduit ou non après consommation de cannabis. Il faut noter cependant un t de 1.953 (p=0.055) chez les hommes de 26 ans et plus.
Discussion/Deliverables: Ainsi, le taux de détresse ne ressort pas ici comme une caractéristique différenciant clairement les personnes prenant le volant après consommation de cannabis de celles qui s’en abstiennent. L’étude permet de contribuer à l’avancement des connaissances, suite aux résultats obtenus par Scott-Parker, Watson, King et Hyde (2011) montrant une relation significative entre le niveau de détresse psychologique et les comportements de conduite risqués. La littérature indique aussi que les hommes sont plus à risque de conduire sous influence du cannabis et d’avoir une conduite plus dangereuse que les femmes (Beirness et Beasley, 2009 ; Blows et al., 2005). Dans le même sens, nos résultats indiquent que 25,97% des femmes et 40,13% des hommes ont déjà pris le volant d’une voiture après consommation de cannabis.
Conclusions: Même si la conduite après consommation de cannabis est une forme de conduite dangereuse, et bien qu’une étude antérieure ait déjà trouvé une relation claire entre détresse et conduite dangereuse, la détresse ne ressort généralement pas ici de façon significative dans la compréhension de la conduite après consommation. De futures études dans le domaine seront pertinentes, surtout chez les hommes de 26 ans et plus. Cela permettra de cerner les populations à risque de conduite avec les facultés affaiblies par le cannabis, de sensibiliser ces populations et les professionnels œuvrant auprès de celles-ci.
